Mémoires de Aaron Redilia "Turk"

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Mémoires de Aaron Redilia "Turk"

Message  Turk le Dim 15 Nov 2009 - 1:14

Préface


J'écris ceci, afin que les générations futures n'oublient pas...
Pour qu'elles n'oublient pas quel fût le prix a payer, le plus terrible....Le prix du sang...

Ce pêché est mien; nul ne peut m'en séparer, nul ne peut me le faire oublier, et jamais...Jamais le pardon ne sera mien...




Première partie: Les Liens Du Sang.


Je suis né dans le château Redilia, bastion d'une dynastie regnant sur la région d'Arathi depuis des siècles. Quand suis-je né? Je ne le sais, les fragiles informations que j'ai pu obtenir provenaient d'un vieillard, qui avait vécu sous le servage, et qui se rappelait d'avoir entendu des rumeurs d'un bâtard; ce fut tout ce que je put tirer de lui; hormis une date; supposant que le bâtard en question n'était autre que moi; je ne peut que présumer de mon âge véritable: environ 31 ans...
Qu'y a t'il de pire pour un enfant que de perdre ses parents? Une chose, une seule chose: être abandonné par ceux qui lui ont donné la vie, ceux qui, en le mettant au monde, ont contracté un engagement sacré, les liant eux et le petit être issu de leurs entrailles.

C'est ce qui m'est arrivé; enfant non désiré, fruit d'une grossesse qui n'eut pu être interrompue sans causer la mort de ma génitrice; je vint au monde.
Gênant par ma simple existence, je devais disparaitre, et ce qui se produisit...

Mon père, le Baron Regulus Redilia, souverain et maitre incontesté et incontestable sur son domaine; ordonna ma disparition, puisque j'étais un élément gênant, et puisque aucun individu ne savait mon existence, hormis les proches serviteurs du château, mon père fit assassiner tous ceux qui avaient approché ma mère durant sa grossesse, ou même ceux qui m'avaient vu; la femme qui me mit au monde fut la première a subir ce châtiment; pauvre femme, tu faisais un métier bien périlleux...

Mon père décida de se charger personnellement de ma disparition; j'imagine qu'il lui était plus facile de le faire lui-même que de confier la tache a quelqu'un d'autre, bien qu'il lui aurait été aisé de le faire disparaitre a son tour...
Peut être fut-ce par un élan d'humanité; je ne saurais le dire...

Il m'est ici difficile de répondre sur ce qui a suivi, non pas parce la peur secouerait encore mon coeur, mais simplement parce que j'ai que des informations lacunaires sur ce qui a bien pu m'arriver.
Néanmoins, selon ce que m'a conté la femme qui m'a élevé, elle aurait retrouvé un nouveau-né baignant dans une rivière; il m'est donc permis de supposer que mon père, cet homme réputé noble, aurait jeté son fils dans un ravin...

A cette chute, et cette tentative d'assassinat, je survécu; comment? Je ne suis pas plus avancé sur cette question aujourd'hui que je ne l'étais il y a 15 années.
Je survécu, et un miracle ne venant apparemment jamais seul ce jour là; je fut retrouvé.

Une femme, Myria Salved, me trouva, comme je l'ai écrit plus haut, elle m'aurait trouvé flottant dans la rivière.
Je ne portais aucune blessure, alors que les rochers abrupts auraient du me déchiqueter, de même, je n'aurais jamais pu survivre a une baignade, nous étions alors en plein coeur de l'hiver; l'eau était glaciale, et l'air entrait dans votre poitrine et vous glaçait le sang (propos qui me sont revenus en mémoire, c'est Myria qui m'a raconté ce que vous lisez maintenant).

Myria était veuve; elle n'avait jamais eu d'enfants, son mari étant mort a la guerre. Elle m'éleva, m'aima; si aujourd'hui je ne peux la remercier, je puis dire que je lui doit tout le bonheur qui m'est arrivé dans ma vie.

Arrivé a l'âge de 15 ans; Myria vint me chercher pendant mon travail, je me souviens encore: c'était la saison des récoltes, une senteur de blé embaumait l'air de cette journée d'automne, les animaux de la basse-cour pépiaient, le bétail était calme; le silence était palpable, non pas un silence oppressant non, plutôt...Le silence qui tombait lorsque deux amoureux s'endormaient dans les bras de l'autre...Depuis ce jour, j'associe l'odeur du blé a l'amour; et j'aime a me promener seul dans les champs, pour méditer et rêver...

Myria semblait troublée, ne l'ayant jamais vu si perturbée, je pris peur, et la suppliais de me dire ce qui la tourmentait.
Cependant, j'étais loin de m'imaginer ce qui m'attendait....

Elle me raconta tout, comment elle m'avait trouvé, comment elle m'avait élevée; aucun détail ne me fut épargné; a la fin, elle se leva, et me tourna le dos; je savais qu'elle pleurait, a ce moment, tout ce que je fut capable de faire, fut de la prendre dans mes bras; ce fut aussi la première et la dernière fois que je lui donnais ce nom: maman.

Ce n'était pas tout; apparement, quelqu'un en voulait a mon existence; tous les 4 jours, je me rendais au marché, dans le compté Ridelia; ce fut sans doute là que mon destin se joua.

J'avais été repéré par un groupe de malandrin, qui avaient surveillé mes allées et venues, et qui savaient que je transportais une quantité non négligeable d'or, destiné a acheter les semis pour les récoltes.
Un soir, ils me tendirent une embuscade sur le chemin du retour; leur chef, un jeune homme blond, se tenait en retrait; bien lui en prit, car se manifestèrent alors chez moi ce qu'on pourrait appeler mes pouvoirs...

Le sang qui avait coulé de mes lèvres commença a former un glyphe au sol; puis après un éclair aveuglant, qui mit également le feu aux arbres proches, une créature apparut, terrifiés, les bandits prirent la fuite, seul l'un d'entre eux, le blond dont j'ai déjà parlé, a pu a ma connaissance survivre; les autres ne furent pas assez rapide pour échapper a la créature, qui, se déplaçant a la fois avec une lenteur extrême, semblait pourtant extrêmement rapide; en tous cas, suffisement pour clouer au sol les bandits, et quand je parle de clouer au sol, sachez que je n'emploie pas cette expression au sens figuré...

Encore plus terrifié que mes agresseurs, paralysé, au sol, tentant vainement de me relever; je vis la créature enveloppée d'un nuage de sang, de poussière et d'éclats de bois s'approcher de moi, très lentement.

Lorsque elle fut sur moi; quel ne fut pas ma surprise d'entendre une voix presque humaine...
La créature me releva en un instant, comme si je ne pesait pas plus a son aune qu'un plume emportée par le vent.
Après m'avoir demandé ou je vivais, la créature soigna mes blessures, puis disparut aussi mystérieusement qu'elle était venue.
Ne réalisant pas ce qui s'était passé cette nuit là; je rentrais chez moi, sans cesser de courir, sans regarder en arrière; ma mère ne sut jamais rien de cette histoire; du moins....Je l'aurais voulu....

Première partie.

Turk


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