Sinray, ou Do'Rah

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Sinray, ou Do'Rah

Message  Sinray le Dim 24 Jan 2010 - 2:19

Nom humain : Sinray
Nom elfique : Do'Rah
Race : Elfe
Sexe : Féminin
Lieu de naissance : Village au Sud-Ouest de Reflet-de-Lune
Age : 29 années humaines (203 elfiques, une année humaine représente sept années elfiques)

Classe : Druidesse guerrière
Alignement : Loyal Bon

Situation familiale : Toute sa famille Noble est à Darnassus (nièce de Tyrande), mais elle ne les a jamais revu. Ses parents sont morts. Arago est son frère d'adoption et Tsina sa soeur d'arme.
Rang-social : Mendiante
Religion : la Lune, Elune.

Signe particulier : Elle porte en permanence un casque elfique de combat sur son visage. Il n'y a que deux humains qui l'ont vu sans son haume : Arago et la Maréchale Kendrak.
Attitude : Guerrière, cherche la juste cause, druidesse, déchaîne sa colère. Quand il ne s'agit pas de guerre ni de campagne, elle est calme et curieuse, et compatissante tout autant qu'elle s'emporte très rapidement.
Elle porte une méfiance à la limite de la haine aux draeneïs et aux démonistes.
Phobie : ses cauchemars lui rappelant le massacre Centaure, la mort d'Elear ou de celle de ses parents. Ils deviennent heureusement de plus en plus rares.




De Neige et de Sang :

"Sergent, le village est en flamme ; la plupart des familles, décimées. Les assassins défias sont arrivés par le Berceau de l'Hiver et se sont infiltrés en Reflet de Lune par le Sud-Ouest.
-Des survivants chez les défias ?
-Aucun.
-C'est étrange. Premièrement, les défias visent à prendre la tête de Hurlevent, et ceci par l'espionnage et la sournoiserie, par le vol de nos ressources, et donc deuxièmement, il n'est jamais arrivé qu'un groupe défias effectue un raid barbare sur un village. Troisièmement, ils n'auraient alors pas visés un de nos villages elfiques. Enfin, le voyage de la Forêt d'Elwin aurait du prendre des mois et des mois, or nous n'avons eu aucuns signalements par le service de rentrée et de sortie du territoire humain.
-Vous songez à une fuite ? Un traître dans les services de Hurlevent ?
-Je n'ai jamais fais confiance aux humains, cracha l'elfe avec mépris."

Le sergent et le capitaine Elear descendirent de la colline d'où l'on pouvait observer le village détruit.
S'adressant à une estafette :
"Envoyez un message à la Guilde de Hurlevent, ce sont eux qui régissent ces problèmes. Demandez également une audience auprès du roi. Il faut infiltrer les défias et connaître leurs plans et leur but ; je ne laisserais pas l'incident se reproduire !"
Un soldat s'approcha alors, effectua son garde à vous puis pris la parole, saccadée par sa respiration :
"Il n'y a aucun survivant ; les derniers elfes ont succombés à leurs blessures. Enfin, nous avons retrouvés une enfant, elle a vu ses parents mourir devant ses yeux.

Le sergent claqua la langue ; il était profondément triste. Son manque d'efficacité, de rapidité, de réaction, avait ruiné la vie d'une cinquantaines d'elfes, d'amis. Il s'en voulait. Et il rageait, il n'avait aucune information, aucun moyen d'action. Cet enfant lui en voudra probablement toute sa vie. Il se reprit, appela une deuxième estafette qui accouru au garde à vous.
"Emmenez l'enfant à la ferme au Sud de Hurlevent ; ce sont des amis.
-Bien, sergent.
-Capitaine !
-Oui ?
-Je veux que tu accompagnes cet enfant. Que tu veilles sur lui.
-Mais... Sergent... Mon grade... Mes hommes...
-Capitaine ! hurla-t-il, cet enfant est la seule elfe qui a survécu à MON ÉCHEC, ses parents sont morts par MA FAUTE, sa vie, détruite par MA FAUTE, et je n'accepterais pas, ÉCOUTEZ-MOI, ne serais-ce qu'une remarque contre mon ordre. Regardez-moi, Capitaine, s'il arrive quoi que ce soit à cet enfant, croyez bien qu'avant de me faire périr de honte, je vous étriperais d'abord, est-ce clair ?" Puis, plus doucement, "Si je pouvais, j'aurais veillé sur elle de moi-même, mais c'est impossible. Le front de Chanteguerre vacille. Ils auront besoin de moi. Ne faillissez pas, capitaine.
-Bien, sergent. J'escorterais l'estafette et l'enfant, jusqu'à ce qu'elle devienne adulte. Je vous en fait serment.

"Voilà, c'est tout" conclut Elear.
-Oh ! Et dis-moi, papa, comment tu as choisis mon prénom ?
Elear sourit tristement.
-Quand tes parents sont morts, leurs assassins ont voulus te tuer à ton tour. C'est alors que sept rayons lunaires les ont frappés de plein fouet. Ton nom en humain veut dire "le vice du rayon". Tu contrôles la nature, et c'est pour cela qu'il y'a dix ans de cela, quand tu avais 7 ans, et que nous sommes arrivés ici, j'ai demandé à un druide de t'enseigner la voie.
Elear soupira.
-Demain, tu seras adulte, tu aurais 17 ans. Tu seras libre de faire ce que tu voudras. Nous nous séparerons ; je retournerais sur le front Chanteguerre qui se porte très mal. Tu suivras ton chemin.

Cette nuit là, je m'en souviens. J'étais montée dans ma chambre. Et puis, vers deux heures du matin, on a frappé violemment à la porte. J'ai entendu Elear aller ouvrir. J'ai entendu une conversation.
"Alors, sale tapette d'elfe, tu te souviens de nous ?
-On t'a pas oublié, toi et ton épée.
-Tu vas bouffer, sale tapette d'elfe.
-On va pas se laisser tuer par n'importe quelle tapette d'elfe.
-T'as pigé, face de citron ? Tu vas bouffer.
-Tu nous as crevés avec ton escouade y'a 10 ans.
-On allait mettre à feu et à sang votre pays minable.
-Mais les défias crèvent pas comme ça.
-Maintenant, on est plus humain.
-On est mort vivant.
-Et on va te buter, sale enfoiré.
J'ai entendu une quinzaine de lames sortir de leur fourreau, et le bruit écoeurant de l'épée qui transperce le coeur.
-NOOOOOON, j'ai hurlé de toutes mes forces, si fort qu'ils se sont bouchés les oreilles. Quand ils reprirent leurs esprits, j'étais prête. Mon maître druide m'avait enseigné la voie. Un orage se matérialisa autour de nous.
Je ferma les yeux. Quelques minutes plus tard, quinze cadavres rongaient le sol.
"ELEAR !"... il était mort. Je pleurais. Le temps passa. Je me suis enfuie.

Quelques jours plus tard, j'ai inspectée les corps... Un mot alors, que j'ai tant entendu me vient à l'esprit. Un mot que je haissais. Un mot qui avait tué mes parents, puis mon père adoptif. Un mot qui réveillait en moi une rage indescriptible...

... "Défias !"

À partir de ce jour-là, j'ai combattue. Plus que n'importe quel guerrier.
Mais je n'ai jamais tué un Défias. Je n'en ai jamais revu. Lâches ! Au cours de ces dix années, je me suis équipée. Désormais, la peur se lisait dans les visages quand je traversais une rue, ou quand je descendais dans l'arène. On me craignait.

C'est à 28 ans que la vengeance me parut impossible à repousser. C'est à 28 ans que je choisis de m'engager dans le service d'espionnage de Hurlevent. Je fut la première elfe femme à en faire partie. Arago, le fils de l'homme qui tenait la ferme dans laquelle Elear m'a élevée, que je considérais comme mon frère, y travaillait. Il m'a aidée à trouver la trace des défias. En vain.

Dépitée, perdue, j'ai choisit alors de quitter le service d'espionnage et d'infiltration, pour me mettre au service d'une cause juste. Le pays elfique était trop loin pour moi. De plus, il ne me rappelait que de mauvais souvenirs.

"La milice de Hurlevent." Un tract gisait par terre. Je me dis "Pourquoi pas." Je me rendis au vieux quartier.

Ma haine, ma colère, ma puissance, allait servir un but.
...Ils n'avaient plus qu'à choisir.



Quatre ans plutôt. Milles pointes, Campagne contre les centaures. Journal.

4e jour : Aujourd'hui nous avons avancé dans le sol aride et sec, et chaud, pendant plusieurs heures. Puis nous sommes arrivés au campement centaure ; nous étions camouflés derrière un pic rocheux. La base était énorme. Nous avons notés les différentes places fortes, les barricades ; passés des heures à trouver leur point faible, et nous rentrâmes au camp.

7e jour : Mes hommes ont déplacés le campement et nous l'avons installé en surplomb de la base ennemie. Ce fut un travail pénible et laborieux, néanmoins au bout de trois jours d'effort le camp était dressé. Les gardes étaient alerte et les commandants soucieux. Les centaures se réunissaient de façon inquietante, et bientôt, se fit une véritable armée qui se dressa vers Féralas.

8e jour : Nous nous sommes tous levés à l'aube, discrètement, sans un bruit. Chacun a pris son arme. Chacun a revêtit son armure. Nous étions prêt à nous battre. Une estafette traversa le campement avec un message du Roi qui nous ordonnais la destruction de l'armée centaure immédiate. C'est alors qu'un véritable tremblement de terre secoua la terre : les centaures prenaient la marche. Nous n'avions aucune chance ; chacun de mes guerriers était capable de tuer quatre centaures, mais il y avait dix centaures pour un guerrier.
Je me repris. La mort dansait dans mes yeux. La nature frémissait au bout de mes doigts... Un Orage apparut... terrifiant. Sept centaures s'abattirent, foudroyés. Dans un hurlement de rage, mes hommes chargèrent la foule de quadripèdes. Je foudroyais sans distinction de mes éclats, tandis que mes camarades abattaient de leurs armes les centaures pris de court. La peur les fit reculer. Nous redoublâmes d'ardeur. Peu à peu, ils reculèrent de plus en plus. Nous entonnâmes un chant guerrier. Ils prirent la fuite. La moitié de mes hommes périrent ce jour là, mais ils moururent heureux, sur le champ de bataille.

14e jour : La poursuite et la destruction des centaures furent les mots d'ordre des six derniers jours. Nous les poursuivions dans les grottes, dans les recoins. Nous tuions sans relâche, femmes, enfants... Scandant le nom de "Hurlevent ! Hurlevent !" Malgré la victoire qui nous semblait ouverte, un détail me chiffonnait. De plus en plus d'escouades centaures attaquaient nos groupes d'extermination.

11e jour : J'ai rêvé des Défias et de El... Je n'arrêtais pas de crier "El... El... Elear... Elear !" Je revoyais sa mort. Je me réveillait en hurlant. Et ma haine, et ma vengeance, revenaient prendre la maîtrise de mon corps.

17e jour : Aujourd'hui, tout mes hommes sont morts. J'ai crû que les centaures fuiraient ou se cacheraient après notre victoire d'il y a neuf jours, mais il n'en fût rien. Ils avaient reformés une armée et, fou de rage, nous avaient massacrés pendant la nuit du 16e jour. À l'aube, le campement était détruit, mes hommes morts, et j'étais blessé. C'est alors que j'enfreint une des lois les plus essentielles druidiques : Ne jamais faire revenir les morts parmi les vivants. Et pourtant, c'est ce que je fis. De nouveau, les centaures furent pris par surprise et nombreux de leurs valeureux guerriers moururent ce jour-là. Mais ils repoussèrent l'attaque sans mal et je me retrouvais à nouveau seul. Je m'enfuis alors à notre retranchement à l'Ouest des Milles pointes. Il me restait encore des hommes.

24e jour : Nos attaques rapides, furtives, et régulières décimèrent les rangs Centaures. Nous attaquions les groupes seuls, isolés, puis disparaissions dans l'ombre. Peu à peu, il y eu moins de Centaures. Nous retrouvâmes courage, la campagne n'était pas terminée.

27e jour : Nous avons repoussés aujourd'hui les Centaures dans leur retranchement respectif. Ils sont acculés et ont peur ; néanmoins, ils connaissent mieux le terrain que nous, et l'utilisent pour nous échapper. Plusieurs de nos hommes sont morts lors d'attaques surprises, criblés de flèches.

29e jour : Nous gagnions du terrain. Nous les repoussions de plus en plus à l'Est. Nous attendions les renforts pour porter le coup final.

32e jour : Les renforts sont arrivés. Les chevaux sont scellés et nos hommes confiants.

33e jour : Les derniers Centaures furent décimés. Néanmoins un millier d'entre eux se réfugièrent dans une grotte, au Nord. Ils gardaient l'entrée avec leurs arcs. Nous n'avions aucune chance de les décimer, avec l'avantage qu'ils avaient d'être en hauteur.
"Capitaine Sinray, ils nous empêchent le passage. Aucune chance de passer. Néanmoins, la menace Centaure n'est plus. Notre mission est accomplie.
-Non général. Évacuez la bouche de la caverne, appelez moi un chasseur, apportez les barils de poudre et coupez les mèches longues en courtes. Placez les catapultes prêtent à faire feu. Positionnez les tireurs en surplomb, là bas. Armez les catapultes, sanglez les barils. Coupez à mon signal. Écartez nos hommes et préparez la dissipation de brouillard. Amenez-moi la magicienne et remplacez le quart par une équipe d'exploration. Gardez nos arrières et amenez moi le rapport du vent.
-Capitaine, vous n'allez tout de même pas faire sauter 1000 Centaures ? Il y a plus de la moitié qui sont des femmes et des enfants.
-Plus tard, ces enfants seront des guerriers ; plus tard, ces guerriers marcheront sur Hurlevent. Prêt à faire feu ?

Il y eu alors un grand silence... La Nature me cria "Non !"
- FEU !

Il y eu une explosion, un cri. Un cri monstrueusement puissant. Criés par 1000 Centaures, femmes et enfants. Je n'avais aucun scrupule, une Guerre était une Guerre.

39e jour : Mon retour à Hurlevent fût triomphal. La campagne était un succès parfait. C'est de celle-ci que je tire sûrement mes attitudes guerrières et farouches ; je bois, je me bat, je tue. Néanmoins, après la Guerre, mon sentiment de vengeance ne fit qu'accroitre et grandir. Je voulais tuer les Défias, tout les défias. Mais avant cela... il fallait que je trouve un travail. La Guerre m'a fait triomphant sur le champ de bataille, mais dans la capitale elle a fait de moi une claucharde. Je boit, et vit dans la rue. Je n'ai ni attache, ni famille, ni argent...
Mais... si... Arago, mon frère, qui travaille au service d'espionnage et de renseignement !

J'avais trouvé mon nouveau métier.



Trois ans plus tard.

J'ai mis beaucoup de temps à trouver Arago. Pendant ces trois ans d'après Guerre ce ne fût pour moi qu'auberges, nuits à la belle étoile, combats, débandades, et puis... l'arène. Je rencontra là-bas ma soeur d'arme, Tsina. Le nom de notre duo faisait frémir les spectateurs : "SHINDU'FALLA !" Là, j'ai tout appris au combat rapproché. Je suis devenu "l'intuable". J'ai gagné un peu d'argent, et ai frôlé plus d'une fois la mort. Bref, après trois ans de vie déplorables mais riches, j'ai enfin retrouvé Arago. Notre rencontre fût émouvante. Je ne l'avais pas vu depuis 10 longues années. Il m'avait manqué.

Arago travaillait désormais dans le service d'espionnage et d'information au SI:7. Je savais qu'il était prêt à m'aider pour retrouver les responsables de la mort d'Elear, qui était comme un oncle pour lui, comme un père pour moi. Le lendemain matin je m'engagea donc au SI:7 et Osborne fut mon maître pendant toute l'année où je travailla pour l'espionnage et l'information. Je fût chargé de plusieurs missions, comme la diplomatie masquée aux Pitons du Tonnerre ( de par cette mission que j'ai gagné une formidable monture qu'ils nomment barbarement "kodo") mais ceci est une autre histoire.

Lors de mes missions, Arago s'acharnait à retrouver les traces des Défias qui auraient pu en vouloir à la vie d'Elear ; il cherche dans son passé, puis dans celui de l'Histoire Défias, puis dans le mien ; il apprit alors que Sinray n'était que mon nom humain... Que mon nom elfique était Do'Rah. Que ma mère était la soeur de Tyrande et que j'étais donc sa nièce. Je n'en revenais pas. Je comprenais ainsi d'où me venait toutes ces envies guerrières et brutales. Je ne suis jamais retourné à Darnassus.

Après un an de recherche, Arago n'a rien trouvé. Puis, petit à petit, ma vengeance s'éteint. En même temps que ma vie se terminait...


Alors que je sentais mes forces me quitter ; que j'étais allongée sur le sol d'une ruelle crasseusse, je vit passer devant moi une humaine. Instinctivement, je me mis au garde à vous. Utilisant mes compétences d'espionnage, je suivis l'humaine.

Autant physiquement que mentalement.



Trois semaines plus tard, la guilde m'acceptais en son sein. L'humaine était la maréchale Kendrak. Et désormais, sa vie compte plus que la mienne. Et la vie de la guilde, plus que la sienne ! Pour Élune !


Do'Rah, La Guilde de Hurlevent


Dernière édition par Sinray le Lun 25 Jan 2010 - 11:43, édité 3 fois

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Re: Sinray, ou Do'Rah

Message  Zarkuum le Dim 24 Jan 2010 - 11:54

[HRP] essaye de mettre ton alignement dans ta fiche personnage, tu verra des notions sur ca dans l'aide au RP[/HRP]
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