Barairo - Partie 0 : Heures sombres

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Barairo - Partie 0 : Heures sombres

Message  Nelween le Lun 28 Juil 2014 - 0:31

Préface
Cette partie contient les premiers souvenirs de Barairo. Accompagnez-la dans son histoire tragique et observez son mental, qui était pourtant si fort, se briser peu à peu. Observez ses souvenirs disparaître. Une chose est sûre, la femme que vous connaitrez dans le début de cette partie ne sera pas là même à la fin de celui-ci...Cette histoire a été conçue pour le personnage de Barairo dont sa première apparition est ici : http://guildehurlevent.forumactif.com/t522-en-cours-une-aide-venant-d-on-ne-sait-ou


Chapitre 1

J'ouvris lentement les yeux. Je remarqua tout d'abord l'homme qui se tenait devant moi. Son visage était difficile à  voir sous un chapeau de couleur brune et à l'apparence idiote mais ses traits me prouva toutefois que c'était un vieillard. Il portait également une robe de la même couleur que son couvre-chef. Sans doute un magicien. Je remarqua ensuite mon état physique. J'avais les mains en l'air attachées par deux chaînes glaciales. J'étais dans ce qui semblait être un sous-sol et il n'y avait qu'une bougie qui éclairait un bureau de bois où trainait quelques parchemins ainsi que de l'encre et une plume.
Il me regardait avec un grand sourire. Etant donné ma position, je déduisis qu'il voulait sûrement me violer.
- N'essaye même pas de m'approcher espèce de...beuglai-je.
- Les personnes de ton espèce ne m'intéresse pas pour ce genre de pratique, siffla-t-il. J'espère que tu es bien attachée car tu risques d'y passer un bout de temps.
Je le défia du regard. Cela n'eut pour effet que de le faire ricaner. Il me tourna le dos et s'en alla lentement pendant que je l'insultai de tout les noms. Qu'allais-je devenir ? J'avais beau regarder autour de moi et tirer de toute les forces sur les chaînes, je devais me rendre à l'évidence : il n'y a aucun moyen de m'échapper. De plus, je n'avais aucune idée de mon sort. Allais-je rester ici à pourrir ici ? Et je restai là, à me questionner de longues heures. Une personne normalement constituée aurait comme première émotion la peur. Pour ma part, c'était l'ennui.
Le temps passait et la flamme de la bougie finit par s'éteindre. J'étais à présent dans le noir complet et une pointe d'angoisse s'empara de moi. J'étais à ce moment sûre que mes hommes viendraient à mon secours. Je pensai à eux, et me remémora ce qu'il s'était passé et la raison pour laquelle je suis ici. Mais...a part moi, y avait-t-il des survivants...?

Je finis par m'endormir et lorsque je me réveillai, la salle était à nouveau éclairé et l'homme était en train d'écrire à son bureau. Je voulus crier, l'insulter, mais un bandeau autour de ma bouche m'en empêcha.
- J'ai pris la peine de m'occuper de ça oui, dit-il en entendant mes cris étouffés. Je n'ai pas vraiment besoin de tes commentaires aujourd'hui. Bien bien bien...
Il s'approcha de moi et relut ses notes.
- C'est une grande première pour moi ! Je n'avais encore jamais travaillé avec une Elfe. Surtout de ton niveau d'ailleurs. Tu feras une magnifique banshee. Cependant, je suis certain que tenter de te convertir maintenant serait stupide. Ton âme est trop forte et je vais m'amuser à la malaxer jusqu'à ce que tu sois un parfait pantin.
Je ris malgré-moi. Il s'énerva et m'ôta violemment mon bandeau.
- Qu'est ce qui te fait rire comme ça idiote ? cria-t-il.
- Qu'est ce que j'en ai à faire de ta vie, sérieusement ? Fais-ton job et arrête de me gonfler.
La remarque l'atteignit et sa réaction fût immédiate. Je n'avais jamais reçue une gifle aussi forte. Sans ses chaînes je jure devant Elune que je l'aurais baffé jusqu'à déchausser toutes ces dents.
- Impertinente, couina-t-il. Je te rappelle que tu as perdu, prends pour preuve ces chaînes. Je peux te torturer pour te faire une mort la plus lente possible alors NE ME PROVOQUE PAS.
Ce n'était pas l'envie qui me manquait de lui cracher au visage mais je m'abstins. En fait, je me rendis compte de la réalité. Je ne pouvais rien faire. Le provoquer ne ferait que me mettre encore plus en danger. Je devais tenir encore quelques jours...
- Commençons le traitement, dit-il.
Les mains du vieillard devinrent entourées d'une aura étrange, comme si un orage s'était déclaré dans ses mains. Je serrai les temps, m'attendant à une vive douleur mais ce ne fût pas le cas. C'était pire. Lorsque le sort m'atteignit, en l'espace d'une seconde, je sentis une montée incroyable d'adrénaline à un point que je pensais impossible. J'eus une bouffée de chaleur, mes jambes devinrent du coton, mon corps entier se mit à trembler, mes mains se glacèrent, mon rythme cardiaque s'accéléra et j'eus l'impression d'étouffer. Je sentais un besoin indescriptible de prendre mes jambes à mon cou mais j'étais bloqué par ces maudites chaines à mon pied. J'étais dans cet état pendant une dizaine de seconde et lorsque ce...ce démoniste lâcha enfin la pression, je me laissai tomber, le corps suspendu par les deux chaînes qui retenaient mes bras. J'essayais tant bien que mal de reprendre mon souffle et de me calmer.
- Seulement quelques secondes et tu es déjà à terre ? Pour une Barairo, je pensais que tu resterais debout plus longtemps. Peu importe, continuons.

Ce calvaire dura plusieurs heures. Lorsqu'il me laissa enfin tranquille, il prit des notes, étouffa la bougie et remonta de la cave. Cette nuit-là, je n'eus même pas la force d'espérer quoi que ce soit. Je ne pensais absolument à rien, n'attendais rien. Seules mes larmes coulaient sans que je ne sache les contrôler. Je n'avais même pas conscience que je pleurais. J'étais...un pantin. Dénué de tout sentiments, de toute pensée. La mort devait être douce comparée à ce supplice...Et je m'endormis enfin.
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